Fransoize

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Le professeur aux bouclettes

 Le professeur aux bouclettes

 

 

 

La première leçon s’est passée sans façon

Car ses jolies noires bouclettes

Cachaient  de belles chansonnettes.

Mais ce sont ses doigts déliés

Qui nous entraînaient à jouer.

Sur les six cordes de guitare

Nos propres doigts semblent ignares,

Un rien cassés, raides et vides,

Impropres à suivre l’intrépide.

 

La seconde leçon s’est passée sans façon.

Il avait encore ses  bouclettes

Et ses mains nous jouaient la fête,

Nous apprenant à l’imiter.

J’aime sa façon de compter

Nos accords si durs à l’oreille

Et nos cordes imitant l’abeille.

Mais à l’en croire, on peut rêver

De sa patience, les effets.

 

La troisième leçon s’est passée sans façon.

J’ai le souvenir des  bouclettes.

Son  sourire nous mettait en fête

Mais avant tout il a donné

A nos doigts l’envie de gratter,

De se fondre avec la musique,

De jouer gai ou pathétique, 

De travailler ou de rêver

Et  de revenir l’écouter.



21/11/2012
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